L’état de stress post-traumatique (ESPT)
La prévalence vie entière (proportion de personnes qui au cours de leur vie seront atteintes par une pathologie donnée) de l'ESPT atteint en Europe en 2004, 2.9 % des femmes et 0.9 % des homme.
L’exposition à un facteur de stress traumatique extrême et brutal, confrontant la personne avec l’expérience de la mort va déclencher chez elle une réaction de stress aigu qui peut durer jusqu’à un mois. Au-delà d’un mois cela devient par définition un Etat de stress post-traumatique. Il est caractérisé par la présence d’un syndrome de répétition ou syndrome intrusif (le fait de revivre de manière persistante l’événement traumatique, dans des rêves angoissants, des ruminations, des « flash-back »), des troubles du sommeil, un évitement actif et persistant des stimuli associés au traumatisme, des symptômes persistants d'activation neuro-végétative (hypervigilance, réactions de sursaut exagérées), et une détresse cliniquement significative ou une altération du fonctionnement. Souvent des troubles anxieux et dépressifs sont associés. La colère sentiment légitime est constante mais souvent mal orientée : contre soi-même ou contre les proches.

Les troubles qui caractérisent le Stress post-traumatique surviennent toujours après une phase de latence de durée variable, parfois très longue (plusieurs mois).

L’évolution de l’ESPT est variable. L’ESPT est considéré comme aigu si sa durée est comprise entre 1 et 3 mois. Au-delà l’évolution est considérée comme chronique. Le début de l’ESPT est considéré comme différé si les symptômes apparaissent au moins 6 mois après le traumatisme.

L'ESPT n'est pas la seule conséquence psychopathologique des traumatismes. Dans près de la moitié des cas les personnes souffrant d’ESPT développent des troubles dépressifs avec un risque suicidaire non négligeable. On constate également dans 10 à 20% des cas des troubles anxieux associés comme le trouble panique, la phobie simple, la phobie sociale, l’agoraphobie qu’il faudra systématiquement rechercher. La toxicomanie et/ou l’alcoolisme sont des complications fréquentes de l’ESPT et sont considérées comme une tentative de lutte ou d’automédication contre les symptômes d'intrusion ou d'hyperactivation neurovégétative de l'ESPT.