Qu’est-ce qu’un trouble obsessionnel compulsif (T.O.C.)
Le TOC atteint 2 à 3% de la population générale et touche autant les hommes que les femmes. Il peut se déclarer dans l’enfance ou l’adolescence aussi bien qu’à l’âge adulte. Un tiers des cas vus chez l’adulte débute dans l’enfance. Le trouble obsessionnel compulsif (T.O.C.) serait la quatrième pathologie psychiatrique la plus fréquente et toucherait plus d’un million de personnes en France. Il peut devenir très invalidant
Une enquête de 2008 réalisée en France par E Hantouche et C Demonfaucon incluant 360 personnes souffrant de TOC, montre un retard important à la prise en charge des patients qui pour 40% d’entre eux ont attendu en moyenne 10 ans avant d’être correctement diagnostiqués et traités.

Un trouble obsessionnel compulsif, ou T.O.C, est une maladie caractérisée par des pensées envahissantes, des obsessions qui s’imposent en permanence et provoquent de l’anxiété. Les obsessions ont pour thèmes la peur d’être contaminé, la saleté, la peur d’être responsable de catastrophes, la peur de commettre un acte agressif ou immoral, la honte d’avoir des pensées sacrilèges….. Ces pensées s’accompagnent souvent de rituels ou compulsions qui peuvent être des actes visibles comme des vérifications interminables (portes, fermeture du gaz….), des nettoyages (mains, pièces, vêtements…), mais aussi des compulsions mentales comme de réciter des séries de chiffres, des prières, ruminer des pensées…..

Au quotidien, ces symptômes génèrent beaucoup d’angoisse, de souffrance et sont à l’origine d’une perte de temps considérable (plus d’une heure par jour et parfois plusieurs heures). Le patient est conscient que ses obsessions sont produites par son esprit et sont excessives et absurdes, mais n’arrive pas à s’en empêcher. Il peut même parfois ressentir de la honte et cacher ses symptômes à ses proches d’où un retard à la prise en charge.

L’étiologie du TOC est encore mal connue aujourd’hui, mais certaines études montrent qu’il y a une prédisposition d’origine génétique.

Le début des troubles est progressif et les patients consultent tardivement après de nombreuses années d’évolution. Le TOC guérit rarement spontanément et a plutôt tendance à s’aggraver avec le temps et à devenir très handicapant.